mardi 5 juin 2007

Autonomie du Sahara Occidental : Les négociations débutent à New York

Les négociations préliminaires pour le règlement du dossier du Sahara occidental débuteront le 18 juin courant. C’est ce qu’a annoncé un communiqué des Nations Unies.
Selon la même source ce dialogue préliminaire aura lieu à Long Island, près de New York où se trouve le siège des Nations Unies.
Ces discussions qui se dérouleront sur deux jours les 18 et 19 juin, seront présidé par Peter van Walsum, l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies au Sahara occidental.
Le Royaume du Maroc et le Front Polisario participeront bien entendu à ce round préliminaire, qui est censé aplanir les entraves aux négociations politiques formulées par la résolution 1754, adopté par le Conseil de sécurité à l’unanimité de ses membres en avril dernier.
Les principales difficultés ont été posées d’abord par les deux pays parrains du Polisario, à savoir principalement l’Algérie aidé par le représentant d’Afrique du sud, qui voyait d’un mauvais œil l’appuie apporté par le Conseil de sécurité au plan d’autonomie proposé par le Maroc.
Le front de Mohamed Abdelaziz, avait par la suite mis en avant des conditions pour participer aux négociations, alors que la résolution 1754, précise que ces négociations devraient se tenir sans conditions.
Principalement le Polisario qui parle d’Intifada au Sahara occidental et qui qualifie de force d’occupation marocaine, à propos de s incidents provoqués par des étudiants sahraouis, n’acceptait pas la participation de Sahraouis dans la délégation marocaine. Le Corcas (voir : www.corcas.com), le conseil représentant de plus des 2/3 des Sahraouis, qui a été à l’origine de la conception du plan d’autonomie est concerné par les difficultés que posait le Polisario. De manière générale, Mohamed Abdelaziz qui en est à se réclamer d’une représentativité exclusive des Sahraouis alors qu’il ne peut concrétement parler qu’au nom des populations qui se trouivent dans des camps de Tindouf ( El Ayun, Dakhla, Aouserd et Smara) du nom des villes du Sahara occidental sous souveraineté marocaine, et qui se présente même comme le président de la Rasd (république arabe sahraoui démocratique) que ne reconnaît pas la communauté internationale, ne veut pas de représentants des Sahraouis qui sont majoritairement sont favorables à l’autonomie sous souveraineté marocaine.
C’est cette difficulté là en plus d’autres questions qui peuvent constituer une entrave au négociations politique que doit résoudre la rencontre du 18 juin, avant le début des discussions sur le fond du problème.
Le diplomate néerlandais Peter van Walsum, émissaire spécial de l'Onu pour le Sahara occidental, dirigera des "pourparlers directs ou de proximité à titre de premier pas dans le processus de négociation", a dit Marie Okabé, porte-parole de l'Onu. L’Algérie et la Mauritanie devront aussi participer à ces discussions.