Le Maroc serait selon un texte qu’aurait publié un comité norvégien de soutien au peuple sahraoui, un pays d’apartheid. C’est nouveau, on serait entrain de pratiquer une politique de ségrégation contre le peuple sahraoui. La référence à l’Afrique du sud de Pike Botha et ses sbires est vraiment scandaleuse. Car ceux parmi les internautes qui ne connaissent pas la réalité pourrait s’imaginer que dans le cas du Sahara occidental, il y aurait un peuple de blancs qui serait entrain de persécuter un peuple noir. La vérité est que rien ne ressemble à un Sahraoui plus qu’un autre marocain. Et si certains particularismes culturels dans la façon de vivre et dans la culture locale différent d’une région à une autre, notamment entre les régions du sud et les régions au nord, cela est valable aussi bien pour le Sahara occidental vis-à-vis des régions du centre, comme cela l’est, aussi, pour la région nord vis-à-vis de ce même centre ou en comparaison avec la région orientale. Pour le reste l’histoire commune et la conscience d’appartenir à la même Nation sont bien ancré dans les consciences dans tous les coins du pays.
Pour le reste rien ne différencie une région d’une autre, ni la religion, ni des caractéristiques ethniques particulièrement apparentes, pas plus qu’une quelconque politique ségrégationniste.
Les amis du Polisario nous ont déjà comparé aux enfants de l’Intifada palestinienne. Et cela a surpris d’abord dans notre région avant de scandaliser les autres marocains. C’est donc de la distribution gratuite de qualificatif qui ne change rien à la réalité qui est celle que nous exprimons, nous les Sahraouis qui sommes resté dans notre pays le Maroc et nous sommes plus des 2/3 de la population totale du peuple sahraoui, représenté dans le Corcas (www.corcas.com), en plus des représentation normale en démocratie à savoir le parlement et les communes du Sahara occidental, de Aousserd à laayoun, en passant par Dakhla, Smara et Boujdour. Et cette réalité est que nous sommes des citoyens de plein droit, à égalité avec l’ensemble des autres citoyens de la Nation marocaine. Pour ce qui est de la gestion des spécificités et particularisme de notre région, et comme pour d’ailleurs pour les autres régions, nous estimons que le projet d’autonomie est la meilleure formule.
En réalité le seul débat qui vaille et la seule mobilisation qui soit sérieuse doivent avoir lieu autour de ce plan d’autonomie et pas sur les phantasmes du genre Intifada ou autre qui n’ont d’ailleurs aucune réalité forte sur le terrain de la réalité. La semaine dernière, quelques activistes du Polisario et ils sont ultra minoritaires au Sahara, ont tenté d’organiser une manifestation à El ayoun « Laayoun », en brandissant les drapeaux de la RASD, la masse des Sahraouis qui se sont rassemblé sur place avec le drapeau marocain à leur tête ont fait partir les quelques activistes proche du Polisario. Les même, parce que c’est toujours les même qui fomentent des violences, exploitent le climat de liberté qui existe dans le Royaume du Maroc pour provoquer des troubles et ils échouent à chaque coup. Tant que ceux parmi eux se limitent à exprimer leur soutien au Polisario ils sont libre de le faire, mais dès qu’ils passent aux actes de violence, ils reçoivent la réaction qui est la même dans tous les pays démocratiques à savoir l’intervention de la police et la présentation devant la justice. Aujourd’hui ce qui compte c’est de se tourner vers l’avenir. Et les enjeux de cet avenir sont de négocier une sortie à l’impasse dans la quelle se trouvent nos frères qui sont dans les camps de Tindouf. Cela vivent dans un état de dénuement et sans véritable espoir, ni perspective d’avenir. La seule et unique chance de leur donner un avenir est de leur permettre de retourner chez eux et parmi les leurs, pour participer à la construction de leur pays parmi leurs concitoyens. Négocier tel que le préconise l’ONU et tel que l’affirme aussi le Royaume du Maroc, c’est donc d’abord permettre à cet espoir de débuter. Le reste, du « prétendu colonialisme marocain », aux manœuvres les plus basse, en passant par la très fantomatique « Intifada », n’est que bavardage ou plutôt radotage.