mardi 15 mai 2007
Autonomie du Sahara occidental: On entre dans le vif au sujet des négociations
Van Walsum, l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le dossier du Sahara occidental se rend le 15 mai 2007 en Afrique du nord pour une tournée de consultations avec les protagonistes de ce dossier. Le responsable onusien entamera ses contactes à Rabat principal acteur de ce dossier, avant de se rendre à Alger où il rencontrera les responsables algériens et les représentants du Polisario.Cette tournée a été prévue à la suite du débat qui a eu lieu au Conseil de sécurité fin avril et qui a été sanctionné par l’adoption de la résolution 1754 à propos du dossier du Sahara.La dynamique crée par la proposition d’un plan de négociation pour un statut d’autonomie faite par le Royaume du Maroc, a permis aux débats d’aboutir à la réaffirmation par le Conseil de sécurité de la volonté des Nations Unies de régler le plus vite possible ce dossier du Sahara qui traîne de blocage en impasse depuis plus de trois décennies. Outre les encouragements apportés par les membres au Maroc pour sa proposition sérieuse et conforme aux dispositions des Nations Unies à propos de ce dossier, le Conseil de sécurité a demandé au secrétaire général de l’ONU d’entamer les démarches de préparation de négociations directes entre le Maroc et le Polisario. C’est donc ces préparatifs déjà entamés par le représentant personnel de Ban Ki-moon, la semaine dernière que l’envoyé spécial va poursuivre en entrant dans le vif du sujet. Et en la matière il s’agit de négocier le lieu où se tiendront les discussions. Pour le moment quatre propositions sont sur la table : L’Espagne, la Norvège, les Etats-Unis et un des siège des Nations Unies.L’autre point qui suscite de nombreuses réactions et manœuvres même avant qu’on en parle, c’est la composition des délégations. Et c’est particulièrement le Polisario qui est à l’étroit à propos de cette affaire de représentation. La réalité du dossier semble peser de tout son poids sur la propagande que le Polisario et Alger avaient jusqu’à présent fait circulé à savoir que le front est l’unique représentant des populations du Sahara occidental. Cela n’a jamais été vrai dans la mesure où aucune instance internationale n’a jamais reconnu au Polisario ce statut. Mais plus important encore, cela ne correspond pas à la réalité sur le terrain. Cette dernière est mais tout a fait aux antipodes des ambitions de l’organisation politico-militaire dirigée par Mohamed Abdelaziz. Plus des 2/3 des Sahraouis se trouvent chez eux dans la région du Sahara occidental et se réclament de la souveraineté de leur pays le Maroc. Leurs représentants qui se trouvent au Corcas (voir : www.corcas.com) (www.sahara-online.net), ont été les principaux concepteurs du plan marocain d’autonomie, qui a suscité beaucoup de soutiens de la part des membres du Conseil de sécurité et de l’écrasante majorité des membres de l’Assemblée générale des Nations Unies.Mais en plus de cette réalité le Polisario qui ne peut se réclamer que du nom des populations sahraouis se trouvant dans les camps de Tindouf, est traversé par une véritable crise dû à la gestion anti-démocratique de ses dirigeants et de l’impasse dans la quelle l’ont mis ces derniers après plus de trois décennies de blocages et de jusqu’au-boutisme doublé de l’échec militaire et l’inféodation d’une partie de la direction à une stratégie qui est définie et lancée à partir d’Alger. C’est cela qui explique le refus quelque peut surprenant que le Polisario refuse que des Sahraouis viennent discuter avec lui. Cela revient au fait que Mohamed Abdelaziz et ses amis de la direction du Polisario dénieraient à son propre père ou à leurs parenté la plus proche le droit de discuter au nom des Sahraouis. Ce refus inexplicable dès qu’il s’agit du Conseil Royal Consultatif des affaires sahariennes, vient la crainte de voir s’affermir la réalité de la représentation des Sahraouis et de là le manque de crédibilité des thèses du séparatisme au sein de cette population.